
Nous avons appris que l’abbé Beauvais, curé de l’église Saint Nicolas du Chardonnet (FSSPX) à Paris, a rejeté le 8 février 2009, dans son sermon dominical, le diktat de la Secrétairerie d’État en date du 4 février :
« La pleine reconnaissance du Concile Vatican II et du magistère des papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI est la condition indispensable à une future reconnaissance de la Fraternité Saint-Pie X. Comme cela a déjà été affirmé dans le décret du 21 janvier 2009, le Saint-Siège ne manquera pas, de la manière qu’il jugera opportune, d’approfondir avec les intéressés les questions encore ouvertes, de sorte à pouvoir trouver une solution pleine et satisfaisante aux problèmes qui ont été à l’origine de cette fracture douloureuse »
L’abbé Beauvais a opposé un « non possumus » ferme et sans ambiguïté à cette exigence romaine. Il a argumenté en reprenant le sens du combat de Mgr Lefebvre contre le concile Vatican II. Après avoir opposé la véritable doctrine catholique de l’obéissance qui respecte la finalité du bien que sert l’obéissance, à la fausse obéissance servile qui détruit le bien final auquel est ordonnée cette obéissance, il a dénoncé la fausse obéissance à l’église Conciliaire qui invoque la fausse soumission servile au service de la destruction de la Foi et de l’Église. Il a illustré que la réclamation, au nom de l’obéissance, de la « pleine reconnaissance de Vatican II » rentre dans le cadre de cette fausse obéissance servile peccamineuse, au service du triomphe du modernisme.
Des caméras de télévision, ainsi que la radio Europe 1, étaient présents dans l’église et ont filmé les déclarations du curé de Saint Nicolas du Chardonnet.
Après une période de silence, que nous avions souligné, alors qu’en 2005, il dénonçait déjà le « processus de tromperie« mis en place par Ratzinger-Benoît XVI pour détruire la FSSPX, l’abbé Beauvais vient de sortir de sa réserve et s’est fait le porte-voix de nombre de ses confréres de la FSSPX, de plus en plus excédés par la ruse et la perfidie de la Rome moderniste antichrist et de ses fallacieux artifices pour tenter de séduire et de capturer les fidèles de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
C’est à Paris, à Saint Nicolas du Chardonnet que la bronca des abbés de la FSSPX avait obligé Mgr Fellay, le 26 janvier 2009, à réécrire son communiqué officiel du 24 janvier, pour enlever Vatican II de la liste des conciles reconnus par la FSSPX. La France demeure le cœur du combat de la Tradition catholique et c’est aujourd’hui en France et, avec l’appui d’un évêque français, que se poursuit le combat contre le Vatican moderniste antichrist. Empêtré dans ses rêves éveillés et ses penchants ataviques pour le prophétisme illuministe, Mgr Fellay semble de plus en plus distancé par cette réalité.
En reprenant le discours clair et intransigeant de Mgr Lefebvre, l‘abbé Beauvais s’inscrit dans la ligne suivie par Mgr Tissier de Mallerais qui établit lucidement le constat très argumenté et très documenté, de l’ « hyper-modernisme » de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI, et qui préconise une tabula rasa de Vatican II.
Le courant incarné par Mgr Tissier de Mallerais est ultra-majoritaire au sein de la FSSPX. Mgr Fellay et son prophétisme illuministe, qualifié d’ « avant-gardiste » par le Balthazarien Gérard Leclerc, n’est plus soutenu que par la petite camarilla des infiltrés de la FSSPX qui s’accrochent aux médias de celle-ci.
Ayant dû réécrire son communiqué officiel, sous la pression Mgr Fellay a pris conscience de sa position ultra-minoritaire au sein de la FSSPX et il fuit désormais le contact physique avec les clercs et les fidèles. Le 11 février 2008, il a communiqué par une vidéo enregistrée à la Mutualité (Paris), en évitant ainsi d’être présent. L’affluence des fidèles était telle que l’abbé Lorans a du faire ouvrir dans l’urgence une deuxième salle, la moitié des fidèles sont restés debouts devant un Mgr Fellay en image distant et inaccessible. Cette brusque invasion des fidèles révélait la grande inquiétude qui est la leur devant les menaces de ralliement et la diabolisation dont ils sont victimes de par le maintien obstiné de Mgr Williamson par Mgr Fellay au sein de la FSSPX. Selon les échos, les fidèles sont sortis de cette réunion dite d’ »information », très déçus et maussades, en colère pour certains, conscients que Mgr Fellay, relayé par l’abbé de Cacqueray, se paient de plus en plus leur tête avec le conte de fée abracadabrant et illuministe de la « conversion de Rome » semblable à la « chute du mur de Berlin » (sic) !
Le stratagème inventé par Mgr Fellay (avec l’abbé Lorans) pour justifier sa communication par vidéo était celui de sa prétendue nécessaire présence le même soir au monastère du Trévoux, au fin fond de la Bretagne. Cette ruse est grotesque. Comment donc, les sœurs du Trévoux auraient un emploi du temps tellement chargé, qu’il eût été impossible à Mgr Fellay de les visiter un autre jour ? Ridicule. Selon nos informations, au Trévoux, Mgr Fellay aurait également choisi de donner sa conférence dans la chapelle, et non pas dans l’une des nombreuses salles du monastère, afin, là encore, d’éviter toute contestation bruyante de la part des fidèles. La vidéo de la Mutualité était donc un prétexte pour éviter le contact avec les fidèles, le rendez-vous avec les sœurs du Trévoux était une argutie pour justifier l’indisponibilité de Mgr Fellay. Cet évêque a peur de la vérité, il ment, il le sait. Il sait désormais que tout le monde commence à le savoir, et tout à son forfait pour signer le ralliement, il fuit les fidèles catholiques, en jouant la montre.
C’est une honte de la part du Supérieur de la FSSPX, quant on sait avec quelle transparence et quelle honnêteté Mgr Lefebvre informait et communiquait sur les relations avec Rome. Non content d’informer, Mgr Lefebvre cherchait aussi à recueillir des avis et prenait conseil auprès des laïcs.
Le 14 février 2009, à Écône, à l’occasion de la messe d’enterrement à Écône des trois jeunes séminaristes emportés par une avalanche le 11 février dernier jour de la fête de Notre Dame de Lourdes (si insultée par la croisade sacrilège truquée de rosaires que Mgr Fellay n’avait pas hésité à lancer en Son nom à Lourdes dans son sanctuaire en Octobre dernier pour mieux tromper clercs et fidèles), Mgr Fellay est intervenu, dans ces circonstances si douloureuses et si pénibles pour les familles, pour prononcer devant la détresse des parents un sermon nullissime, à la spiritualité la plus plate, d’une indigence intellectuelle rare, qu’on ne trouverait que chez un séminariste mal formé, ou dans le milieu conciliaire.
Il s’est ensuite immédiatement éclipsé, fuyant ainsi les questions des séminaristes. Cette fuite désormais systématique de Mgr Fellay devant les siens, montre qu’il est résolu à trahir Mgr Lefebvre jusqu’au bout et qu’il est informé par Rome que le temps est très court, et il espère préserver son forfait en éludant pendant quelques semaines tout contact. Le temps est donc très court avant la signature. Avant le 12 avril (Pâques) vraisemblablement.
Ce courant incarné par Mgr Tissier de Mallerais, et désormais ouvertement soutenu par l’abbé Beauvais, n’a rien de commun avec Mgr Williamson, l’ex(?)-Anglican, évêque à la Rose de la Fraternité, qui, derrière ses provocations à répétition, a couvert l’introduction d’un groupe de clercs violeurs-prédateurs pédérastes au sein de la FSSPX, compromettant dans l’opération Mgr de Galarreta et travaillant ainsi dans l’ombre à favoriser la décomposition de la FSSPX, au profit de la Rome moderniste antichrist avec qui il partage une symbolique Rose+Croix dans son blason épiscopal.
VM