Mgr Fellay a prononcé le 13 avril 2008 à la Chapelle de la Sainte Famille à Sion, un sermon où il s’en prend aux déclarations de Benoît XVI-Ratzinger pour les dénoncer et en montrer la contradiction avec l’enseignement de l’Église depuis 1700 ans :
« …cela ne veut pas dire que c’est la fin de la crise. Parce que tout le reste, si l’on peut dire, tout le reste d’erreur, d’obscurité, d’ambiguïté, qui nous vient depuis le Concile, tout le reste est maintenu.
…le même Pape… s’accroche au Concile et aussi à d’autres erreurs… il parle de l’enfer… il dit ceci : il y a parmi les hommes quelques-uns chez qui toute direction vers le Bon Dieu a disparu… ça, ce serait l’enfer ! C’est tout… Le purgatoire, ce sera cette douleur qu’on ressent lorsqu’on sera sous le regard de Jésus qui nous jugera.
C’est tout de travers : ce n’est pas cela que nous dit le catéchisme…
De nouveau un texte de Rome… pour corriger les erreurs sur l’évangélisation… Il s’agit d’aller enseigner, mais rien qu’aux païens. On fait une distinction avec les autres chrétiens, ceux qui ont connu Notre Seigneur… Il n’y a plus de conversion… si quelqu’un parmi eux veut vraiment venir à l’Église catholique… au nom de la liberté de conscience, il faut le recevoir. Mais c’est invraisemblable !
…cette fameuse liberté religieuse,… Dans son premier grand discours, le Pape dira aux cardinaux : en assimilant, en faisant sien un des principes fondamentaux de l’État moderne, l’Église a redécouvert son patrimoine…
Donc pendant 1700 ans où elle a dit le contraire, elle n’était plus en harmonie avec l’enseignement de Jésus ?… » Mgr Fellay
Source : Bulletin des Amis de Saint François de Sales - mars-avril 2008 – n° 141