Tirant les conséquences de la débâcle de la diplomatie vaticane, Benoît XVI s’apprêterait à faire sauter le ‘fusible’ Hoyos :
Castrillon Hoyos serait prochainement limogé après l’échec de l’ultimatum ?
Lors du petit déjeuner du samedi matin à Écône, au lendemain des ordinations du 27 juin 2008, et en présence de beaucoup de clercs, Mgr Fellay a annoncé le départ prochain de Castrillon Hoyos.
Dans la lettre de réponse que l’abbé apostat Castrillon Hoyos a envoyée à Mgr Fellay en réponse à sa lettre du 26 juin 2008, il annonce à Mgr Fellay son départ pour l’Amérique Latine. Cette lettre de Castrillon Hoyos a été diffusée par Mgr Fellay à tous les prieurs de la FSSPX, dès samedi dernier. À la lumière des déclarations de Mgr Fellay lors du petit déjeuner d’Écône, le propos du Préident de la commission Ecclesia Dei s’explique.
Déjà circulaient sur internet des rumeurs fabriquées tentant de faire croire qu’il existait une divergence entre Ratzinger et Hoyos dans le traitement du dossier de la FSSPX : selon ces bruits organisés, Ratzinger souhaiterait un accord pratique après les « discussions » doctrinales et Hoyos serait partisan d’un accord pratique préalable aux « discussions » doctrinales. Évidemment cette prétendue opposition entre le rusé bavarois et son bras droit, n’est qu’un rideau de fumée destiné à protéger Benoît XVI-Ratzinger.
En effet, devant l’échec cuisant que vient d’essuyer le Vatican, son chef Benoît XVI-Ratzinger chercherait une voie de sortie pour éviter l’effet boomerang de son ultimatum du 4 juin. Pour cela, il lui fallait un coupable, il l’aurait trouvé en la personne du colombien Castrillon Hoyos.
Ce refus doctrinal vigoureux de l’ultimatum de Rome, exprimé par les sermons de NN SS Fellay et de Galaretta, vient fragiliser Benoît XVI-Ratzinger au sein de l’église Conciliaire. L’ « épiscopat » français, opposé au Motu Proprio, et à cette politique de séduction de la FSSPX, ne va pas manquer de souligner le ridicule dans lequel s’est placé Ratzinger et la Curie en essuyant un pareil « affront » (terme d’Henri Tincq) de la part de la FSSPX. À moins de deux mois de sa visite en France, le bavarois se trouve dans l’embarras.
Ce limogeage du tombeur de Campos, des Rédemptoristes, de la communauté de l’Oasis et protecteur de l’IBP représenterait une grande victoire pour la fermeté de Mgr Tissier de Mallerais dont la critique, digne de Mgr Lefebvre, envers le « super-moderniste » Ratzinger, aurait porté.
Un tel « blackboulage » serait la démonstration que la fermeté et la volonté de combattre qu’avait Mgr Lefebvre, finit par porter des fruits face aux ruses et aux pièges des autorités conciliaires du Vatican qui ne reculent que devant la parole de la Foi et devant Saint Paul qui leur sont opposés.
Nul doute que le Vatican va tenter de masquer ce limogeage annoncé par Mgr Fellay derrière le prétexte d’une limite d’âge atteinte par Castrillon Hoyos.
Et maintenant que va devenir l’agent de Castrillon Hoyos, l’abbé Celier, au sein de la FSSPX ?
Redoublons de combattivité contre les ennemis conciliaires de la Foi catholique et aussi de prudence face à leurs ruses.
VM
